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Le centre Songhaï de Louvakou marque ses premiers pas

Mis en œuvre dans le but de favoriser l'accès des démunis à l'entrepreneuriat rural à travers la formation des jeunes, la production et la transformation des produits d'agriculture, d'élevage et de pisciculture au Congo, le centre Songhaï de Louvakou qui a démarré ses activités en février dernier suscite déjà la curiosité des visiteurs.

La ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Emilienne Raoul, a visité le 7 août ce centre réalisé par le Projet d'appui à la réinsertion socioéconomique des groupes défavorisés (Parsegd), cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque africaine de développement. Sur une étendue de 200 hectares mise en valeur depuis le mois de juillet 2011, germent déjà quelques productions. En effet, le centre dispose actuellement de 10 hectares de soja récolté dont la production est estimée à 20 tonnes ; 1000 m2 de maïs, 2 tonnes d’arachide gousse produite sur 2 hectares ; 3 hectares de maraichage dont 1,5 hectares en phase de production.

La production animale qui devrait intervenir après les récoltes a finalement démarré depuis six mois avec la réception précoce de 44 porcelets d’environ 20 kg ; 90 ovins-caprins ; 5 aulacodes. « Après six mois d’élevage, les résultats suivants ont été obtenus : 44 porcs d’environ 120 kg de poids moyen dont 29 en gestation et une mise bas d’une portée de 10 porcelets ; 80 ovins-caprins dont 5 mises bas enregistrées, 80% des femelles gestantes », a expliqué le coordonnateur du centre, Thierry Tanguy.

Au niveau de la production d’aliments de bétail, 40 tonnes d’aliments porc avec des ingrédients locaux et importés et 10 tonnes d’additifs concentrés pour ovins-caprins ont été produits. S’agissant de la formation, quinze jeunes apprenants sont admis au centre Songhaï de Louvakou. En dépit de cette moisson jugée bonne par les autorités, ce centre est aussi confronté à quelques problèmes. C’est ce qui justifie le non démarrage des activités liées à la production piscicole. En effet, cette activité n’a pas pu voir le jour par manque d’eau dans les étangs. Sa réalisation est tributaire de la construction d’une digue. Les autres difficultés sont liées au manque de financement qui ne permet pas la prise en charge des agents. Qu’à cela ne tienne, le coordonnateur du centre qui est un ancien agent d’Agri-Congo entend multiplier sa production dans les six prochains mois.

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